Acide Sulfurique de Amelie Nothomb

Quatrième de couverture:

Ce que la télé-réalité n’avait pas encore osé faire, Amelie Nothomb l’imagine…

Concentration est le dernier “reality show” à la mode.
On enlève des passants, ils sont enfermés dans un camp, on recrute des tortionnaires et on les filme…de quoi faire exploser l’audimat.
Surtout lorsque les téléspectateurs votent la mort des plus faibles!
Dans ce camp, deux femmes. Zdena, chômeuse devenue matone zêlée et Pannonique, matricule CKZ114.
Entre la victime et le bourreau va naître un sentiment trouble et cruel. La vie ne tient qu’à un fil…

Mon avis:

Pannonique, rebaptisée CKZ 114 à son arrivée dans le camp, belle demoiselle , étudiante, charmante et intelligente rencontre Kapo Zdena, chômeuse, son bourreau. Un lien va lier ses deux êtres totalement opposés, Zdena fascinée par Pannonique va tout faire pour aider sa protégée. Des gens tués, et violentés en direct a la télé sous les yeux avides des spectateurs.

L’idée principale du roman est surtout “la télé-réalité” jusqu’où peuvent aller les média pour faire de l’audience. Une remise en cause de la societé, spectateur compris. D’ailleurs ici ce sont surtout les spectateurs eux-même qui sont visés, c’est à dire nous , lecteurs.
Ce n’est pas mon premier Nothomb, (mon préféré Cosmétique de l’ennemi), et je suis déçue par ce manque de style dans l’écriture caractéristique d’Amélie Nothomb. Je ne garderai donc pas un bon souvenir de cette lecture “futuriste?” un peu abusée et exagérée.




Je suis une legende , Richard Matheson

Quatrième de couverture
Chaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans une cité à l’abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie. Un virus incurable qui contraint les hommes à se nourrir de sang et les oblige à fuir les rayons du soleil… Chaque nuit, les vampires le traquent jusqu’aux portes de sa demeure, frêle refuge contre une horde aux visages familiers de ses anciens voisins ou de sa propre femme.
Chaque nuit est un cauchemar pour le dernier homme, l’ultime survivant d’une espèce désormais légendaire.

Mon avis
Robert Neville est le dernier survivant d’une terrible épidemie qui transforme les gens en vampire assoiffés de sang! Il passe ses journées à lutter contre ces vampires, ses propres voisins, sa propre famille, en tuant avec un pieu les vampires pendant leur période de léthargie, il étudie pour trouver un vaccin un remède, trouver leur faiblesse etc…Il y a des vampires morts d’autres vivants je n’ai pas bien cerné la différence on ne nous explique pas beaucoup ni même comment est apparu l’épidemie. On s’attache a ce personnage presque déshumanisé, seul. Comme dans l’absurde je pense qu’il y a une “morale”, une métaphore?
A la fin du livre on se rend compte que les vampires ont autant peur de Robert Neville que Robert Neville des vampires. Lequel est vraiment le monstre?
C’est mon premier livre de science fiction et pas le dernier .




L’enfant et les livres

Re taguée par Madame Charlotte

- Depuis quand dévorez-vous des livres?

Depuis toute petite déjà dans mon berceau! Nan c’est pas vrai ! depuis que je suis grande, très grande même! On va dire depuis que je suis en première donc vers mes 16-17 ans. Je ne lisais pas les livres scolaires imposés! Je lisais ce que je voulais assise au fond de la classe! Ouais j’étais une rebelle! Même que pour mon oral de bac je suis tombé sur le seul que j’avais lu! Le plus petit! ” Les caractères de La Bruyère.

-Mes classiques enfantins?

Et bien de la grande littérature évidemment! Les “Chair de poule” et oui je vous déçois n’est ce pas? lol. Les premiers livres que j’ai vraiment appréciés…! Il y a eu quelques classiques évidement la Comtesse de Ségur, et Le petit Nicolas. Mais ayant commencé à lire tardivement je dévorais les romans psychologique, plein de drames et de larmes! Les Torey hayden vers l’âge de 16 ans qui m’ont beaucoup marqués. Puis j’ai tenté un Bobin , j’en suis tombée amoureuse et puis ainsi de suite.




Sita de Kate Millett

Kate Millet Sita edition Des femmes. Merci aux éditions Des femmes pour la rapidité de l’envoi et le petit mot qui fait très plaisir.

“Sita, celle que je distingue parmi toutes les autres. Celle que je trouve toujours, au premier regard, étrange, peu sympathique. Je ne suis pas fière d’elle, c’est à peine si je peux me la représenter en imagination. Et puis la voici qui me tombe dessus. Belle aussitôt, redevenue le centre de mon univers, et moi je suis un satellite ou un enfant qui la suit, accrochée à ses basques, vers le lieu où l’on récupère les bagages. Déjà noyée dans son visage, les yeux tournés vers les siens, affamée, totalement convaincue.”

Mon avis;

Kate (auteur)écrivain et sculpteur, qui possède un atelier à New York est folle amoureuse de Sita de 10 ans son aîné, divorcée 3 fois , leur histoire bat de l’aile Kate décide alors de rejoindre Sita en Californie , mais les choses ont changées Sita vit maintenant en “communauté” c’est à dire avec ses enfants, les amis de ses enfants, et d’autres amis). Kate va alors avoir beaucoup de mal a trouver sa place parmi tous ces gens. Rester, Partir? vivre cette histoire jusqu’au bout. S’infliger une souffrance nécessaire à son cheminement à sa guérison? Sita lui fait sentir son imposture mais Kate reste aveuglément victime de ses caprices. J’ai eu beaucoup de mal à cerner les début, on sent le monde dans la maison l’agitation difficile de cerner qui et qui et ensuite au fur et à mesure de la lecture on comprend, on remet les choses à leur place. Le livre s’éclaircit au fur à mesure des notes de Kate. Les notes d’une histoire d’amour qui se termine. Kate invente des stratagèmes pour rester proche de Sita pour justifier sa présence dans cet endroit où elle ne se sent pas à sa place où elle n’a pas de place pas d’endroit où écrire , pas de bureau. Petit à petit Sita va lui échapper, réclamer sa liberté et son besoin d’homme.

Ce livre est une sorte d’exutoire , je l’ai pris comme un besoin de contrôler, écrire pour contrôler cet amour qui s’en va. J’ai beaucoup aimé les passages où Kate parle de Sita, la décrit physiquement , parle de sa façon de faire l’amour comme un homme. Dans ses passages on ressent tout l’amour de Kate pour cette femme, mais aussi son désespoir, s’infliger toute ces souffrances, ses souvenirs , comme pour remettre de l’ordre.Ranger.Le début du livre m’a paru confus , mais peut-être comme les sentiments de l’auteur qui s’éclairent au fur et à mesure du livre.




Tag Lectures et Habitudes

Taguée par Madame Charlotte

Où et Quand?
Dans mon lit même en plein jour que ce soit chez mes parents ou chez moi. Jamais dans les transports en commun, je n’arrive pas à me concentrer et je n’aime pas lire par “bouts” , j’aime me faire un après-midi lecture, le soir je préfère la télé! Il m’est déjà arrivé de faire une nuit blanche pour finir un livre.

Comment je choisis mes lectures?
Avant je choisissais avec l’image! Maintenant que j’ai un blog et que je parcours plusieurs forum mais choix se font plus par rapport aux avis des lecteurs blogueurs, forumeurs! Il y a aussi des thèmes et des éditions qui m’inspirent plus que d’autres.

Quel style de lecture?
les romans psychologiques! les classiques, les autobiographies, j’aime beaucoup de choses! sauf les romans historiques! peu de “philosophie”, peu de BD ,rarement de science-fiction et jamais de manga (beurk). J’aime énormément la littérature étrangère, où l’on apprend souvent beaucoup de choses sur les coutumes et les habitudes d’un pays. J’aime beaucoup la littérature Russe aussi. Et les auteurs avec un style bien à eux comme Bobin.

Qu’est ce que j’attends de mes lectures?
J’attends souvent de m’identifier aux personnages pour que l’histoire me touche. J’attends d’apprendre des choses, de voyager, j’attends d’être touché de n’importe quelle manière qu’il soit. Je veux qu’un livre m’atteigne, me fasse ressortir des émotions, bonnes ou mauvaises.

Mes petites manies
J’aime sentir le livre avant de le lire, et après l’avoir fini!
Je n’aime pas emporter mes livres partout j’ai peur qu’ils s’abîment! Et je n’aime pas les prêter non plus. J’emprunte rarement dans les bibliothèques, je préfère avoir mon livre. J’aime aussi ranger mes livres et voir ma collection s’agrandir! Je n’aime pas les vieilles éditions jaunies.
Certainement encore beaucoup d’autres manies qui ne me viennent pas à l’idée pour l’instant.

Je largue ce tag à qui n’en veut!




Mon Flickr

Je fais aussi un peu de photos. Je viens de créer mon “Flickr” (la classe) pas encore beaucoup de photos. Les mises à jours seront dans le menu gauche “Mes photos sur Flickr” !

Anne-CharlotteLaure

Anne-Charlotte Laure




Babelio-Masse critique
Il en reste encore dépêchez-vous!

Masse Critique




Trop sensible - Marie Desplechin

Trop Sensible
Marie Desplechin

Editions de l’olivier.

Quatrième de couverture:

Agnès s’efforce d’écrire une lettre commençant par les mots: “Cher Rémi”, y renonce, et part vivre à l’hôtel.
Rien ne prouve qu’elle ait raison. Pendant ce temps, Christiane s’initie aux Haïku et fait d’une pierre deux coups: elle épouse Olivier et de débarrasse de l’intolérable Anne-Lise.
Et puis, il y a les autres.
Celle qui a quitté son mari et ses enfants pour s’installer chez son cousin Gérard, parce qu’elle préférait s’endormir toute seule, le soir, dans son lit.
Ou l’amie d’Hélène,celle qui a couché avec le vendeur de kiwis.
Le genre d’histoire que les filles sont supposées se raconter entre elles (mais est-ce bien certain?), et qui ennuient les garçons (c’est du moins ce qu’ils prétendent)

Trop sensible est un recueil de 8 nouvelles abordant le thème délicat du choix, notamment dans l’amour, des moments intimistes dans la vie de ces femmes.

Une question importante, en effet des deux amants lequel choisir? C’est l’antériorité qui tranchera. “Le premier fait le mari, l’autre fait l’amant.”

Tout quitter son travail, ses dossiers, son mari et parfois ses enfants.

Ces nouvelles m’ont plutôt laissées indifférente sauf une Laetitia (La joie), écrite avec humour et sensibilité. Cela reste tout de même de petits moments de vie très bien retranscrits. Donc avis assez mitigé, mais c’est décidé! J’arrête les nouvelles!




Le chat karmique - Anita Nair


Nouvelles traduites de l’anglais (Inde)
par Marielle Morin

Editions Philippe Picquier

Quatrième de couverture:

“Ceux qui ont aimé Compartiment pour dames et Un homme meilleur découvriront avec bonheur ces treize nouvelles au réalisme épicé de mystère. De l’Inde aux Etats-Unis, la puissance de l’imaginaire d’Anita Nair transfigure un monde où animaux, nuages, arbres, étoiles et pierres sont doués de pouvoirs, d’émotions, et jouent un rôle dans la vie des hommes. On croise dans ces récits des épouses ou des époux auxquels des rencontres, avec une vieille ensorceleuse ou une prostituée à l’entêtant parfum de jasmin, offrent la possibilité d’échapper à une vie conjugale trop monotone ; on y suit un homme cherchant dans les souterrains du métro le nombril de ses rêves, et un papillon provoquant de troubles émois chez les pensionnaires d’une antique demeure. L’omniprésence d’un univers magique, parallèle, suggère que ce qui se passe sur cette terre n’est souvent que le jeu ironique de forces qui nous dépassent… et que l’incarnation de notre destin, de notre karma, pourrait bien, comme dans la nouvelle qui donne son titre au recueil, n’être qu’un chat.”

Il s’agit d’un recueil de 13 nouvelles. On y découvre des Indiens arrivés aux États-Unis , avec leur culture , leur bagages de croyances ou rituels.
Dans ces 13 nouvelles on retrouve souvent le thème du couple des relations extra-conjugales.

Dans la première nouvelle Le satyre du métro ont y trouve un fétichiste du nombril à la recherche du parfait orifice.

“Dans l’océan de l’anatomie féminine, chaque homme cherche un port d’attache. Une île dont il fait le théâtre de ses fantasmes. L’endroit où, à chaque femme qui croise son chemin, son regard se va spontanément se poser. Fût-elle sa mère ou l’épouse de son voisin. Seins et fesses. vagin et clitoris. jambes et bouche. la courbure d’un coude, la longueur d’un ongle de doigt de pied. La rondeur d’une joue, l’avancée d’un menton. Pourtant, rien de tout cela ne faisait enfler mes sous-vêtements thermiques - en l’occurrence , des slips en soie à motifs cachemire.
Mon fantasme à moi, c’est l’orifice dont Dieu a pourvu chaque homme et chaque femme. Qu’il soit juif, mongol ou eskimo, nul être n’en est dépourvu. c’est le signe de l’égalité de tous. la fêlure qui atteste que nul n’est parfait ou meilleur que les autres.
Il a une âme qui lui est propre, cet ancien canal d’approvisionnement, cette petite grotte où vont se nicher mes fantasmes. Le nombril.”

On trouve les thèmes des relations familiale notamment celle parents-enfants dans la deuxième nouvelle Pour toucher un arc en ciel, des parents qui comptent prendre un peu de temps pour penser à eux.

La troisième nouvelle est en fait un conte, Le conte de la sorcière. Une jeune fille reçoit 3 boules noires possédant un pouvoir magique à une condition ne jamais dire “Je t’aime..”

Le cœur d’une relative exprime la solitude des personnes âgées dans notre société, ainsi que Le conte de Thanskgiving, une vieille femme seule.
L’histoire d’un mariage arrangé , dans Sous le signe de mercure, une maman qui perd sont fils, Une prière pour Sax.

Vous l’aurez compris ce livre regroupe une série de nouvelles imprégnées de la culture Indienne , le karma, les croyances, les relations humaine, le destin. L’écriture est parfois un peu franche et peu déboussolée. Mais Anita Nair arrive a nous transporter dans un univers féérique, magique dans lequel il ne vaut mieux pas chercher à maîtriser notre destin.

Un très beau commentaire de Chatperlipopette.
Et un autre avis, celui d’Allie.




“Où que je sois encore…- Arnaud Maïsetti

“Où que je sois encore… de Arnaud Maïsetti
Edition: Déplacement Seuil
201 pages.
17 euros

Quatrième de couverture:

Des voix donc. Des voix qui creusent de la manière la plus directe et la plus simple, la saisie du monde un temps offert à sa profération possible. Alors seulement, voix du dehors (de la ville qui pénètrent ici, et qui écrit), voix du dedans (de la langue qui lui répond) articulent une appartenance possible. Que cette ville, cette époque là, ce monde qui eut un nom, et qu’on écrit dans son oubli, qu’on écrit dans sa perte, que cette ville et ce monde demeurent, est la seule chose dont nous puissions témoigner.

La nuit, une ville, une chambre, des voix, des cris, des corps…

Tout commence à 21h38 et se termine à 7h57 quand le jour se lève.

« Ici, de cette chambre où je suis et d’où je peux voir toute la ville, cette chambre petite, murs blancs, fenêtre unique ouverte sur le dehors, cette rue étroite où l’on passe beaucoup, surtout le jour, et surtout la nuit, d’où les voix montent: je vois les histoires, je recueille les bribes de voix qui tissent dans le noir le voile épais où se défait le monde »

(« Où que je sois encore…Arnaud maïsetti , (page 12) edition Déplacements Seuil)

La nuit réunis des voix , des histoires, un homme qui se jette sous un pont, une fille qui court etc.., et puis il y a Ethan.

Il n’y a pas d’histoire, il y a juste la nuit racontée , des bribes de vie volée par-ci , par-là.

« Deux recommence - et termine. Deux répète le début, mais rien ne sera tout à fait identique. Car la nuit n’est plus le moment du jour dérobé au temps des hommes. Tout à coup et pour un temps dont nul n’ignore la durée exacte, elle devient le lieu des crachats lancés contre le sol. L’espace des pardons jamais accordés – des affrontements anonymes dans les rues. Et sans raison. Des passages. Des endroits où passer. Des vols et des impasses où reculer est impossible. Si je marche dans la nuit, je ne sais plus si la nuit est l’endroit où je passe. La lumière traversée par les paroles échangées. L’espace qui sépare deux levers de soleil – ou bien deux couchers. Deux pour toujours sera le commencement de la fin encore. »

(« Où que je sois encore…Arnaud maïsetti , (page 74,75) edition Déplacements Seuil)

Ce livre est très bien écrit, j’aime beaucoup le style de cet auteur, qui je pense peut parfois être un peut « lourd » voire « écoeurant », mais moi, ça me plaît. Le lecteur goûte à la nuit, aux rues, aux visages aux cris et aux corps.

Ce que je retiens c’est vraiment le style de cet auteur, il y a une volonté de nous faire parvenir ses émotions, ses sentiments , un peu comme une poésie, se libérer de la nuit, transporter le lecteur avec elle dans ses rues, dans tout ce noir. Un livre très aboutit!

Pour aller plus loin:

Vous pouvez lire la Postface:

Voix,
de quels fonds venus?

Blog de Arnaud Maïsetti

Un article

ici une lecture par l’auteur.




Auteur

  • profilePauline, 20 ans, partage avec vous ses lectures.


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